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Appel à communications « Les sciences sociales de demain au prisme de la « glocalisation » : défis et enjeux d’un regard croisé sociologique sur le global et le local », GT18/AISLF, Montréal, juillet 2016

Publié le jeudi 3 décembre 2015 à 17 h 10 min par Romain Paumier.

Date limite : 15 janvier 2016

Dans le cadre du XXe Congrès international des sociologues de langue française de l’AISLF se déroulant à Montréal du 4 au 8 juillet 2016, le GT18 Être et devenir sociologue lance un appel à communications sur le thème : « Les sciences sociales de demain au prisme de la « glocalisation » : défis et enjeux d’un regard croisé sociologique sur le global et le local »

Argumentaire :

La sociologie contemporaine est confrontée à une transformation des champs sociaux dans la modernité tardive. Son projet initial s’est fragilisé et ses modalités d’exercice sont aujourd’hui questionnées en raison de l’émergence de deux tendances sociales qui apparaissent au premier abord contradictoires :

  1. la globalisation culturelle et la transnationalisation des réseaux religieux, sociaux et politiques, que l’on peut rattacher au mouvement de mondialisation économique ;
  2. et la prolifération d’initiatives locales qui engendrent le développement des socialités et des régimes d’engagements ancrés dans un lieu précis.

La « glocalisation », qui renvoie à l’articulation de ces deux logiques, conduit à réinterroger le champ des savoirs sociologiques (objet, méthode, épistémologie) et à réexaminer la fonction sociale du chercheur (pratiques, rôle, posture, etc.) en profondeur.

Les sessions du GT18 souhaitent proposer un espace de réflexion critique sur les enjeux et les défis à relever par les chercheurs en sciences sociales, en considérant comme point de départ cette dualité du « global » et du « local », leur mise en tensions et leur articulation, que cela soit au niveau de la production, de la diffusion et de la réception des savoirs. À cette fin, trois axes thématiques ont été identifiés.

L’internationalisation de la recherche locale en sciences sociales

Ce premier axe questionne les nouvelles normes de production et de diffusion globales de la recherche et leur impact sur les pratiques locales. Les modes actuels de financement et d’évaluation de la recherche valorisent l’internationalisation, que cela soit par la création de partenariats transnationaux, la publication dans des revues internationales, etc. En quoi ces nouvelles directives modifient-elles les pratiques quotidiennes de la recherche, l’usage de références théoriques, les choix méthodologiques ou la manière de présenter les résultats ? Est-il possible de conjuguer ces exigences globales avec les besoins de production de connaissances utiles et pertinentes localement ?

L’éclatement des lieux de théorisation de la sociologie

Ce deuxième axe pense le décloisonnement théorique en sciences sociales, notamment de la sociologie, à travers l’articulation « local/global ». Des approches théoriques localisées se sont développées en Amérique latine, en Afrique et en Asie depuis plusieurs décennies. Quel rapport entretiennent-elles avec la sociologie « mondiale » dominée par une vision occidentale ? Les approches locales se situent-elles en rupture avec la tradition ? Ou s’agit-il d’adaptation à des contextes/cultures spécifiques ? Est-ce que cela engendre une reconfiguration des rapports de pouvoirs entre les différents foyers de théorisation sociologique ? Devrait-on envisager une « désoccidentalisation » théorique des sciences sociales ou réduire le biais sociocentriste par une décentration sociologique ?

La « glocalisation » des objets de recherche ?

Ce troisième axe ouvre la réflexion sur les manifestations de la « glocalisation » dans la conception de la recherche et dans la construction des objets en sociologie. À l’instar de l’engouement dirigé vers une réconciliation des approches qualitatives et quantitatives, désormais valorisée mais encore difficilement mise en pratique, une telle articulation de ces dimensions « globale/locale » est-elle véritablement réalisable ? Si oui, sur quoi repose-t-elle ? Ces dimensions bousculent-elles les frontières conventionnelles de conceptualisation des objets recherche ? Et qu’en est-il des postures du chercheur ?

 

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