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Via Calenda – Appel à contributions « L’émergence du Cameroun sous le prisme des sciences sociales et humaines »

Publié le samedi 25 mars 2017 à 15 h 40 min par Romain Paumier.

Date limite : 15 avril 2017

RÉSUMÉ

La problématique sous-tendue par cet appel à contribution pour le deuxième tome de l’ouvrage « L’émergence du Cameroun sous le prisme des sciences sociales et humaines » concernent les défis de l’urbanisation dans l’optique de l’émergence du Cameroun. Toutefois, pour comprendre le syntagme nominal « défis de l’urbanisation », il faut construire l’objet d’observation sus-indiqué. L’urbanisation en Afrique, notamment dans les pays en voie de développement, est d’abord liée à la question démographique et infrastructurelle. C’est surtout rejoindre dans leurs quotidiens ceux qui font la ville « par le bas » et qui renouvellent leurs relations avec l’altérité. Ces différenciations et logiques d’appropriation et d’expression urbaines constituent des indicateurs qui interpellent un télescope des sciences sociales et humaines.

ANNONCE

Argumentaire

Le concept d’émergence est devenu depuis la crise économique de la fin de décennie 2000 au monde, un élément fondamental des politiques et des visions développementistes des États Africains. En effet, plusieurs États « en voie de développement », notamment en Afrique, en ont fait une échéance prioritaire dans la construction de leurs politiques publiques. Indiqué par un niveau défini d’efforts infrastructurels et institutionnels, l’objectif d’émergence a engagé ces gouvernements dans des actions de divers caractères imposés par les situations actuelles de leurs pays respectifs. Autrement dit, les conceptions de politiques d’émergence tiennent compte de l’existant ainsi que des perspectives d’amélioration des éléments constitutifs de cet existant. Cela dit, un pays est émergent lorsqu’il a des indicateurs de croissance supérieurs aux seuils définis par les acteurs structurateurs du système-monde (Fonds Monétaire International (FMI), Banque Mondiale (BM), l’Union Européenne (UE), l’Organisation des Nations Unies (ONU), l’Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE), les Multinationales, etc.). C’est donc dans la quête de cette croissance que les États se sont lancés. Il s’agit à titre d’illustration de la Côte d’Ivoire qui prévoit son émergence en 2020, le Tchad et l’Afrique du Sud en 2030, le Cameroun en 2035.

Sous ce registre, l’émergence devient un objectif de développement social, humain, économique et politique et rejoint ce point de vue, une dynamique globale dont l’aboutissement est la spécialisation internationale où les pays du Nord, émergents, instruisent aux pays du Sud et par ailleurs ceux d’Afrique, de suivre les chemins de l’occidentalisation ou de la macdonalisation du monde. Or, les études socio-anthropologiques et même politologiques ont montré que le développement est relatif, dans la mesure où toutes les sociétés connaissent, chacune à son niveau, des évolutions, des mutations, des transformations et des changements. Si l’émergence a cette inclinaison idéologique, son évaluation devrait par conséquent porter certes sur le niveau de développement desdits éléments et des superstructures qui les produisent, mais également sur le potentiel de durabilité et d’appropriation de ce développement multidimensionnel assimilé à l’émergence. Ce qui veut dire que même si l’émergence constitue un objectif politique institutionnel et infrastructurel, sa faisabilité et sa durabilité dépendent des sociétés et de l’Homme qui la façonnent.

Cependant, si les certitudes de la macroéconomie, des exigences infrastructurelles et institutionnelles de l’émergence ont fait l’objet d’une abondante littérature ou d’une doctrine somme toute crédible, il serait intéressant d’élargir ces réflexions à travers le regard des sciences sociales et humaines. Ainsi, afin d’appréhender frontalement l’émergence, de quelle(s) manière(s) les clés de lecture offertes par les disciplines des Sciences Sociales et Humaines devraient-ils être mobilisées ou appliquées pour comprendre les dynamiques sociales qui traversent le contexte de parturition des pratiques de gouvernance ? L’ambition de cette série d’ouvrages est donc de lancer des pistes innovantes de réflexions autour des réalités sociales et humaines camerounaises face aux pratiques de gouvernance de l’émergence. Une appréhension de l’émergence, dans une perspective à la fois diachronique et synchronique, est attendue de cet ensemble de réflexions, qui pourraient se structurer autour de diverses thématiques.

Les propositions de contributions pour ce deuxième Tome de la série devront porter sur les défis de l’urbanisation dans l’optique de l’émergence du Cameroun. Toutefois, pour comprendre le syntagme nominal « défis de l’urbanisation », il faut construire l’objet d’observation sus-indiqué. L’urbanisation en Afrique, notamment dans les pays en voie de développement, est d’abord liée à la question démographique et infrastructurelle. En effet, l’observation des milieux urbains dénote une population de plus en plus hétérogène et cosmopolite (origines géographiques, profils sociaux, identités ethniques, affiliations confessionnelles, etc.) présentant des besoins et les revendications ayant des formes diversifiées. Face à cette dynamique, de nouvelles urbanités émergent et elles sont issues des pratiques quotidiennes des différents groupes et acteurs sociaux qui font et vivent la ville. Ce qui veut dire que pour comprendre ces nouvelles urbanités, il faudrait donc rentrer de plain-pied dans l’étude des logiques, des « vécus » urbains, des tensions et des territorialités qu’expriment les groupes et les acteurs qui habitent, vivent et transitent dans les milieux urbains. C’est surtout rejoindre dans leurs quotidiens ceux qui font la ville « par le bas » et qui renouvellent leurs relations avec l’altérité. Ces différenciations et logiques d’appropriation et d’expression urbaines constituent des indicateurs qui interpellent un télescope des sciences sociales et humaines.

Par conséquent, en prenant comme point d’appui les travaux qui ont été réalisés ces dernières années sur les villes africaines, l’ouvrage permettra de faire le point sur les recherches en cours et abordera de nouvelles pistes de recherche. Les différents champs disciplinaires s’intéressant à la ville seront convoqués pour permettre une présentation, une confrontation, un croisement des différentes approches. Toutefois, parmi la pléthore des interrogations auxquelles les contributions devront répondre, il y a : comment saisir les transitions urbaines en contexte de croissance démographique à l’aune des pratiques de gouvernance actuelles ? Comment les formes de lien social se transforment-elles ou se pérennisent-elles dans les urbanités actuelles ? Comment se maintiennent et émergent de nouvelles formes de sociabilité urbaines ? Comment se transforment et/ou apparaissent de nouveaux lieux urbains et espaces publics (places, rues, cafés) en relation avec les identités sociales et locales (anonymat, mixité sociale) ? Quels rôles jouent les pratiques religieuses et quelles dimensions prennent-elles dans la construction du lien social urbain ? Placés sous l’angle de contributions pluridisciplinaires, les travaux pourront épouser une vision locale ou nationale, régionale ou globale, de même qu’une vision transversale.

L’urbanisation pourrait ainsi être appréhendée en rapport avec les questions de chômage, d’éducation, de paix, de sécurité nationale, de gestion des ressources et de la protection de l’environnement, de développement durable, de préservation de la biodiversité, tout en considérant les enjeux continentaux, régionaux ou locaux.

Axes thématiques

Les textes pourront de façon non exhaustive, porter sur les axes suivants :

  • l’analyse des agendas et des doctrines des organisations internationales multilatérales (ONU, OSCE…) et régionales (UE, UA, ASEAN, SAARC,) ;
  • la problématique de l’habitat urbain (politiques de logement, formes d’habitat et logiques d’habitation) ;
  • la construction urbaine et les questions identitaires ;
  • l’appropriation des espaces et des ouvrages urbains ;
  • les questions environnementales en milieu urbain ;
  • les questions de mobilité urbaine (gestion des flux, des trajectoires de vie et des pratiques circulatoires) ;
  • société civile et urbanisation ;
  • les questions énergétiques dans les villes ;
  • Collectivités Territoriales Décentralisées et services publics locaux (accès à l’eau, à l’assainissement, à un environnement protégé, l’alimentation des populations urbaines, l’éducation dans les villes, le travail et les loisirs en ville, etc.) ;
  • Résilience, sureté, sécurité et durabilité en milieu urbain ;
  • les liens sociaux et les cadres de sociabilité en ville ;
  • les Technologies de l’information et de la communication et les transformations sociales urbaines.

Propositions et calendrier

Les propositions d’article devront être envoyées simultanément

avant le 15 avril 2017,

aux adresses suivantes mbouomsp@yahoo.com,njikamnji07@yahoo.fr. Les prescriptions éditoriales sont à retrouver à la suite du présent argumentaire. Les auteurs des articles sélectionnés seront notifiés au plus tard le 30 avril 2017.

NB : La parution de l’ouvrage est prévue pour le mois de mai 2017.

Direction scientifique de l’ouvrage collectif

Pierre MBOUOMBOUO

Comité Scientifique

  • Valentin NGA NDONGO, (Professeur titulaire des Universités) ;
  • KENGNE FODOUOP, (Professeur titulaire des Universités) ;
  • Pierre MBOUOMBOUO (Maître de Recherche, DES, Centre National d’Éducation) ;
  • Alawadi ZELAO (Maître de Recherche, DEPJ, Centre National d’Éducation) ;
  • Marcel MOTAZE AKAM, Maître de Conférences, Université de N’Gaoundéré.

Comité de Rédaction

  • Abdou NJIKAM NJIFOTIE (Chargé de Recherche, DEPJ, Centre National d’Éducation) ;
  • Erick SOURNA LOUMTOUANG (Chargé de Recherche, DEPJ, Centre National d’Éducation) ;
  • Nicolas Chabanel OWONA NDOUNDA (Chargé de Recherche, DARC, Centre National d’Éducation) ;
  • Saliou ABBA (Chargé de Recherche, DARC, Centre National d’Éducation) ;
  • Angéline NGO ESSOUNGA (Attaché de Recherche, DES, Centre National d’Éducation) ;
  • Moïse MBEY MAKANG (Attaché de Recherche, DEPJ, Centre National d’Éducation) ;

Prescriptions éditoriales

1. Mise en forme générale

Format 

Le document doit être enregistré au format Word (.doc).

Le texte doit être saisi dans la police Times New Roman, en taille 12, de la manière la plus simple possible, sans mise en pages élaborée.

En particulier, les paragraphes sont en interligne simple, sans retrait, et sans espacement supplémentaire.

Les pages doivent être numérotées.

Titre, auteur(s), résumés, mots-clés, notice biographique

Merci de faire figurer en début du document, sur une page séparée :

– le titre de l’article, en grasSi le titre comporte un sous-titre, l’indiquer en italiques sous le titre ;

– la liste des auteurs dans l’ordre d’apparition souhaité ;

– un résumé en français (150 mots maximum) suivi des mots-clés en français (5 maximum) ;

– un résumé en anglais (150 mots maximum) suivi des keywords en anglais (5 maximum) ;

– pour chaque auteur, une courte notice biographique, indiquant a minima une adresse électronique, le statut et l’affiliation (pouvant préciser en outre les thèmes principaux de recherche, voire les textes récents).

Le reste du texte pourra alors commencer, après un saut de page.

Titres et sous-titres de parties

L’ensemble du texte ne doit comporter que deux niveaux hiérarchiques au maximum. Autrement dit, il est composé de parties et de sous-parties. Les titres des parties doivent figurer en graset les titres des sous-parties en italiques. Aucun titre ne doit être numéroté. Merci de privilégier des titres courts.

Mots étrangers

Les mots étrangers seront systématiquement écrits en italiques.

Ponctuation, accents et signes

Les ponctuations propres à chaque langue doivent être utilisées (point-virgule, deux-points, point d’interrogation et point d’exclamation ne sont jamais précédés d’espace en anglais).

Les parenthèses et les crochets ouvrants et fermants sont collés aux mots qui les suivent ou les précèdent, quelle que soit la langue.

Utiliser les guillemets adéquats en fonction de la langue : “example in English” (guillemets ouvrants et fermants anglais, sans espace ni avant ni après) et « exemple en français » (guillemets ouvrants et fermants français, précédés et suivis d’espaces insécables).

En cas de guillemets imbriqués dans un texte en français, utiliser des guillemets anglais au deuxième niveau. Par exemple : « Les guillemets dits “français” sont en forme de chevrons imbriqués. »

En cas de guillemets imbriqués dans un texte en anglais, utiliser des guillemets simples au deuxième niveau. Par exemple : “French quotation marks are called ‘guillemets’ after the French printer Guillaume Le Bé. ”

Les accents doivent systématiquement être mis sur les grandes capitales (À, É, È, Ê, etc).

Sous Word, vous pouvez vérifier en activant la fonction « afficher les caractères non imprimables » (bouton que :

– il n’y a bien qu’un espace entre chaque mot ;

– il y a un espace insécable avant les points d’interrogation, d’exclamation, deux points et points-virgules (en français). L’espace insécable s’insère sous Word en faisant CTRL+SHIFT+ESPACE ;

– il y a un espace insécable entre le nombre et le signe % (100 %), ainsi qu’en séparation des milliers et millions : ex. 10 000, 25 000 000.

2. Figures et tableaux

Les figures (graphiques, images, etc.) seront numérotées en chiffres arabes et les tableaux en chiffres romains. Ils seront indexés dans le texte par rappel de leur numéro (figure 1, tableau I).

Les tableaux doivent être saisis sous Word et intégrés dans le corps du texte, avec les mêmes consignes de mise en forme, sauf éventuellement pour la taille de la police, qui peut être réduite si nécessaire.

Les figures, en niveaux de gris, doivent être enregistrées au format TIFF (600 dpi) et transmises en pièces séparées lors de l’envoi du manuscrit. Merci de vous assurer de leur bonne résolution et lisibilité à l’impression.

Aucune reproduction d’une figure ou tableau déjà publié ne peut être acceptée sans l’autorisation écrite de l’éditeur et des auteurs.

3. Références bibliographiques

Les références citées sont appelées dans le texte entre parenthèses : (Zubrowska, 1958), (Tarama, 1999 ; Else et Vire, 1994). Si des indications de pages sont précisées, utiliser deux points : (Allais, Bernard, Charles, 2013 : 4-10). Il est vivement conseillé d’éviter les mentions loc. cit. ou op. cit.id.ibid., etc.

La liste des références citées dans le texte (et uniquement celles-ci) figure en fin d’article, sous le titre « Références », avec les mêmes consignes de formatage que pour le reste du texte (police, taille, espacement, etc.) Elle est organisée en ordre alphabétique, par noms d’auteurs et par ordre chronologique pour un auteur donné. Si un auteur cité seul figure également comme premier auteur de textes collectifs, l’ordre des textes est le suivant : textes de l’auteur seul classés par ordre chronologique, suivi des textes du même auteur avec des co-auteurs, classés par ordre alphabétique.

Merci de veiller à ce que toutes les références de la bibliographie correspondent à des références citées dans le texte, et vice versa.

Le style et la ponctuation des références doivent se conformer au schéma suivant, illustré à travers des exemples inspirés d’un « article » désopilant de Georges Perec :

Article de revue (indiquer tous les auteurs) :

Else K., Vire A., 1994. Reconfigurations sociales et organisation tomatotopique chez la Cantatrice, Revue française de tomatologie, 27 (3), 37-38.

Article de revue électronique :

Bra A., Dabra K., 2012. Science, magie et technique chez les Tomatous, Revue d’anthropologie de la magie, 12 (3), http://www.ram.org/12/3.

Numéro spécial de revue avec coordinateur :

Vincent J., Milane J., Danzunpre J.-P., Sanvaing-Danlhotte J. (dir.), 1998. Le réflexe hydro-musical, vingt ans après (numéro spécial), Cahier international d’hydromusicologie, 40 (2).

Ouvrage :

Hun O., Deu I., 1960 [1ère ed. 1920]. Syndromes toniques, diatoniques et catatoniques du trac, Paris, Seuil.

Chapitre ou article d’ouvrage collectif avec coordinateur :

Attou J., Ratathou F., 1974. Configuration laminaire du relais thalamo-tomatique. Une étude expérimentale selon les méthodes Fink-Heimer-Gygax, in V. Cointreau, M. Brizard (dir.), L’Hyperthalamus revisité, Cambridge, Boxford University Press, 32-88.

Ouvrage collectif avec coordinateur :

Sornette U., Billevayze H. (dir.), 1925. Les Stomatites tomateuses, Paris, Flammarion.

Rapports, actes de colloque, etc. :

Zubrowska A., 1958. La Dyskinésie oculo-tomatique, Rapport de recherche, Lille.

Thèse, mémoire :

Tarama K., 1999. La Balance acide-base. Thèse pour le doctorat de l’École des Ruines de Paris, Paris.

Site web :

Auteur. Titre de la page d’accueil. Adresse URL : http://www.uneadresse.com (consulté le : JJ/MM/AA).

[1] Pierre Mbouombouo est Maître de Recherche au Centre National d’Éducation (Ministère de la recherche scientifique et de l’Innovation). Il est aussi Enseignant associé à l’Université de Yaoundé I au Département de Sociologie où il intervient en sociologie urbaine et en sociologie de la connaissance. Il a par ailleurs dirigé le premier tome de l’ouvrage intitulé : L’émergence du Cameroun sous le prisme des sciences sociales et humaines, tome 1 : Les défis de l’intégration et de la démocratisation, Paris, L’Harmattan, 2015.

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9e Université d’été du RéDoc à Ottawa, juin 2018

La prochaine Université d’été (9e) aura lieu au Canada à l'université d'Ottawa du 18 au 22 juin 2018 sur le thème « De l’observation à la production de connaissances : les médiations dans la recherche en sciences sociales », sous la responsabilité de Nathalie Mondain (Université d'Ottawa). Le texte d'orientation est disponible ici.